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 Des émotions au lever du jour

La Patrouille des glaciers 2022 a enfin été lancée. Didier Castella a vécu une première

Article paru dans La Liberté, 29 avril 2022 – Patricia Morand

Ski-alpinisme » Quatre ans après la précédente édition, les premiers patrouilleurs de la PdG 2022 ont dû patienter 24 heures pour s’élancer sur le grand, depuis Zermatt, ou le petit parcours, depuis Arolla, pour rallier Verbier, mais ils ont enfin pu le faire. C’était dans la nuit de mercredi à hier et les premiers à arriver au bout des 57,3 km – et 4386 m de dénivelé positif – du grand parcours et à se présenter dans la station du val de Bagnes étaient Autrichiens. La patrouille 434 a franchi la ligne d’arrivée après 7 h 39’04 de course. Loïc Michel, Robin Monnard et Antoine Perrottet ont été les Fribourgeois les plus rapides sur le grand parcours (11e en 10h28’55).

Comme pour la deuxième partie de cette PdG qui doit se dérouler cette nuit, de nombreux trios se sont également élancés depuis Arolla, sur le petit parcours. Des Neuchâtelois ont avalé les 29,6 km du tracé proposé en moins de quatre heures pour s’imposer. Parmi les participants, il y avait notamment le conseiller d’Etat fribourgeois Didier Castella. «Mon souvenir de la Patrouille datait de l’école de recrues. C’était il y a longtemps… J’avais passé trois semaines sur place pour préparer la course.»

A la dernière minute

Cette année, le Gruérien était dans l’action avec un dossard. «Je me suis décidé à la dernière minute. J’avais besoin de me reprendre en main après une année de campagne électorale. J’aime le sport, mais je ne le pratique pas régulièrement. C’est un peu tout ou rien… J’ai participé pour la première fois au Trophée des Gastlosen en février. Cela s’est super bien passé. On s’est dit qu’on pourrait faire la Patrouille.» A l’origine footballeur, Didier Castella a aussi fait du ski ou du VTT – il a couru le Grand Raid – mais il est un néophyte en ski-alpinisme. Il s’est lancé dans l’aventure avec trois copains. «L’un s’est blessé, puis son remplaçant aussi.» Le trio qui s’est élancé d’Arolla n’était plus celui qui était prévu à l’origine. «Nous voulions finir à trois.

Et la poisse n’a pas lâché la patrouille 1266. «Nous avons eu un accident dans la descente du col de Riedmatten vers le lac des Dix», explique le Gruérien dont l’un des coéquipiers a dû être héliporté vers l’Hôpital de Sion. «Il était inconscient. Il a des contusions, mais il a pu rentrer chez lui. Le risque zéro n’existe pas. Nous voulions finir à trois. Nous avons quand même fini, à deux. C’est une forme d’échec. Cet événement nous a inspiré encore plus de respect.»

Des crampes à la fin

Compte tenu des circonstances, le chrono de la patrouille gruérienne (6 h 15) peut être qualifié d’honorable. «C’était une grande expérience que de vivre cet événement, de découvrir ce mythe. Nous avons eu un pépin, mais nous savons que cela peut arriver.

Nous avons vécu des moments particuliers. Cela resserre les liens et nous allons nous revoir. C’était dur, mais beau. Au lever du jour, je me suis retourné et j’ai vu toutes ces lumières derrière moi (des lampes frontales d’autres concurrents, ndlr). C’était féerique. Je vais souffrir de courbatures ces prochains jours. A la fin, j’ai eu des crampes. Je me suis rendu compte que je n’étais pas assez préparé pour pareille distance.»