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 Fête nationale, allocution de Didier Castella

Extraits du discours prononcé le 1er août 2024

Que vive la Suisse !

La fête nationale, voilà un instant où nous pouvons être chauvins sans excuse en mettant de côté notre tendance bien suisse et fribourgeoise à rester très humbles.

En toute objectivité et sans excès de chauvinisme, il faut dire que la Suisse fonctionne bien. Nous avons la chance d’habiter un pays qui fait rêver nombre d’habitants sur cette planète.


Notre fête nationale offre une occasion de célébrer notre pays ensemble, de renforcer sa cohésion, c’est une parenthèse festive et rassembleuse au cœur de l’été.

Si ces rassemblements peuvent sembler évidents, je pense qu’il faut les savourer et qu’ils sont importants et cela d’autant plus que le contexte international évolue de manière inquiétante.

Si on regarde aujourd’hui notre équilibre mondial, on peut voir deux tendances se dessiner avec des Etats démocratiques très libertaires guidés par l’innovation mais où les nouvelles technologies et certaines idéologies pervertissent cette liberté.

Les citoyens de ces grandes démocraties mettent volontiers aux défis leurs gouvernements avec des attentes extrêmes et souvent malheureusement incohérentes qui les mettent en grandes difficultés.

Chez nous aussi, les incohérences existent, tout le monde est d’accord de préserver nos terres agricoles et de densifier le milieu urbain, sauf si c’est devant chez soi.

Tout le monde s’offusque de l’importation de gravier français, mais personne ne veut d’une gravière dans sa commune.

Les élections américaines sont un parfait exemple des souffrances de nos démocraties, l’ensemble de la population semble d’accord de dénoncer l’âge, l’incompétence et la dangerosité mondiale des candidats républicains comme démocrate mais personne ne semble en mesure de contester leur hégémonie.

C’était du moins vrai jusqu’au retrait surprise de Joe Biden, qui offre enfin un vrai choix. Et la démocratie respire à nouveau…

Et de l’autre côté, des grandes puissances totalitaires telles que l’Inde, la Chine ou la Russie qui usent de tous les nouveaux instruments de communication pour parfaire la désinformation de leurs citoyennes et citoyens.

Et le plus inquiétant est bien qu’il semble que ce soient ces dernières qui disposent des clés de l’équilibre mondial de demain.

Notre démocratie et notre liberté suisse méritent d’être célébrées en grande pompe car les démocraties modernes et la confiance en elles sont mises à rude épreuve dans de trop nombreux pays à l’étranger. En Suisse, notre démocratie directe peut aussi être en danger.

Les mises sous tutelle des communes d’Ecublens comme de Gleterrens l’illustrent malheureusement parfaitement : notre système peut se gripper très facilement, et nous obliger à suspendre certains droits pour garantir l’intérêt général.

Célébrons donc ce jour avec cet esprit chauvin de fierté nationale ! 😉 Vive la Suisse !

Mais pourquoi notre Suisse fonctionne si bien ?

Le succès de notre système réside dans notre fédéralisme, et donc ces trois échelons :

les communes, les cantons et la Confédération, trois échelons qui offrent une proximité imbattable.

On a pu le voir avec les élections françaises, les citoyennes et citoyens qui se sentent oubliés réagissent en votant pour les extrêmes, peu importe à gauche ou à droite mais tout simplement contre. Voter contre, c’est n’avoir aucun idéal, aucun espoir, aucune voie de sortie et un avenir incertain. Engagez-vous ! Osez les idées nouvelles et dérangeantes ! Mais engagez-vous pour quelque chose qui donne du sens à votre vie sans oublier celle des autres, à notre combat pour plus de qualité de vie et de justice.

Le rôle des élus de chaque échelon est donc central. À commencer par les élus communaux, certes, c’est une mission pas facile car c’est la première ligne, mais c’est une ligne directe qui permet d’être entendu, écouté par des miliciens qui travaillent comme vous, qui partagent la même vie et vous comprennent. Une des clés de notre succès est donc cette proximité offerte par le fédéralisme.

Ce succès est fragile car il dépend de l’engagement des citoyennes et citoyens – des miliciens qui plus est – un élément indispensable au fonctionnement et c’est un enjeu car les élus communaux viennent à manquer faute de candidats et candidates passionnés.

Des candidats prêts à mettre la cause publique avant leurs propres intérêts, prêts à consacrer plus de temps aux autres qu’à leurs loisirs, le tout en conciliant vie professionnelle et familiale.

L’engagement évolue, les priorités aussi. Si par le passé c’était travail, famille et ensuite loisirs, il n’est pas rare aujourd’hui de constater que c’est d’abord les loisirs, puis la famille, le travail et in fine l’engagement public.

Le sens de l’engagement est en train de totalement changer. J’en appelle donc à la responsabilité individuelle pour s’engager dans la vie publique, au moins lors des votations, avec un regard critique mais toujours constructif, jamais contre pour être juste contre sans apporter de solution mais bien pour, pour apporter des solutions, quitte à accepter quelques compromis, cette capacité à fédérer et trouver des solutions communes constitue la force de la Suisse.

Mais encore, pourquoi la Suisse fonctionne si bien ?

Si la Suisse fonctionne si bien grâce à son esprit de consensus et de cohésion. C’est ancré dans notre système et dans nos gênes.

Sans oublier d’affirmer nos idées et nos points de vue, nous savons qu’avancer ne se fait jamais seul et qu’il faut toujours faire un pas vers l’autre.

Ensemble, nous sommes toujours plus forts et plus intelligents.

Je dois vous avouer que j’ai constaté la force de notre capacité de consensus en observant nos voisins français.

Suite aux récentes élections parlementaires françaises, la gauche sortie vainqueur du 2ème tour, s’est trouvée incapable de nommer un ou une premier(e) ministre dans les premières semaines.

La culture du consensus est totalement absente en France.

En Suisse, nous avons vécu la révolte paysanne ce printemps qui a été initiée dans les pays voisins d’ailleurs, même si le mécontentement était réel et justifié pour certains éléments.

Chez nous, le dialogue a toujours été l’outils principal et aucune action de la part des agricultrices et agriculteurs n’a pris en otage les citoyennes et citoyens qui, en contrepartie leur accordent leur soutien lors de grandes échéances électorales.

Voilà un exemple d’une réelle culture du consensus, de la recherche de solution sans guerre mais compréhension et soutien mutuelle.

Cette manière de fonctionner permet d’avancer concrètement et de trouver des solutions plus rapidement. 

Vous l’avez compris, sans excès de chauvinisme et pas uniquement le jour de la fête nationale, nous pouvons être fiers de notre pays, fiers d’être suisse, fiers d’être fribourgeois.

ET en ce jour de fête nationale, j’en abuse une dernière fois, Vive la Suisse, Vive Fribourg !

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une très belle fête nationale !

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